Archives Mensuelles: Mai 2012

La 27è nuit de marche à Montréal

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Un beau soir de printemps, dimanche, 20 mai, 8h15 pm, rendez-vous au Parc Emilie Gamelin. STOP-tout es calme, environ 1,000 personnes, quelques drapeaux-STOP-20h40, l’appel à la marche est lancée, sur Berri-sud-STOP-20h45, la marche est déclarée ‘illégale’ pourquoi? personne ne sait-STOP-vers René Lévesque ouest, nous sommes calme, aucun grabuge, policiers qui bloquent devant, 5-6 chevaux derrière-STOP-virage à droite sur St-Denis vers le nord, oups, on est tous illégaux !-mais c’est le calme, il paraît que des policiers ont reçu des pierres-STOP-virage vers l’ouest sur Ste-Catherine, illégal car en contresens ! les policiers bloquent l’arrière, bloquent du nord et de l’est-STOP-un homme âgé à vélo se fait bloquer par un cavalier du SPVM, il tombe, des gens l’aident-STOP-On remonte sur St-Denis, où la veille, des gens furent gazés dans un bar, virage à gauche sur Ontario-STOP-l’anti-émeute provinciale ferme la marche, et devant, avant Place des Arts, on coupe la marche, les bombes sonores sont lancées, 3-4.-STOP- On arrête le temps de réfléchir, 4 groupes se reforment, certains contournent vers le sud sur Ste-Catherine, d’autres montent sur Sherbrooke.-STOP- Après 15 minutes, on remonte St-laurent et on rejoint le groupe déjà sur Sherbrooke, direction ouest. -STOP-Encore au moins 1,000 personnes.-STOP-Et là, l’anti-émeute tire les bombes sonores et quelques bombes lacrymogènes, la foule se disperse vers le nord et prend Milton-STOP-Les gens courent, il faut se calmer, les uns aident les autres qui se sont accrochés dans des vélos et des voitures bloqués de travers-STOP-Au coin de Milton, c’est la trappe, les policiers ont remonté Du Parc, d’autres venaient de l’est sur Milton; ils remontent Du Parc vers Des Pins, mais pas le temps d’y arriver-STOP-j’aidé une jeune femme qui a eu un coup de matraque, elle est activiste…et marche, comme beaucoup d’autres.-STOP-Trop tard pour prendre du Parc, le coin est bouclé, on entre juste à temps dans le Bistro du coin, se reposer un peu, elle, elle est encore sous le choc, une blessure à la main, une bosse à la tête.-STOP-Je prends des photos de l’intérieur du bistro, il fait chaud dehors, mais pas trop de bousculade, la foule et les lignes jaunes avancent et reculent, mais nous, on est coincés.-STOP-Bombe sonore, deux fois, courraillades, retrait, la ligne jaune (du SPVM) est devant la sortie du bistro.-STOP-Au moins le café est bon, mon amie relaxe un peu, elle ne veut pas retourner seule à son hotel.-STOP-22h00, je vais la reconduire, la ligne jaune a reculé et on sort avant qu’ils ne reviennent. Je quitte, j’ai mal au coeur.-STOP-23hoo, tout est sur RDI-STOP.

La ligne dure.

Une récession, un symptôme mal identifié.

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Fin septembre 2011, une chute libre se prépare, sous le couvert de nuages sombres et de belles paroles banquières.

Le temps vire du mauve au violent noir, annonçant les déboires, bourse en baisse, prix de blé, de l’orge, du sucre, du soja, des fèves, du seigle en hausse, sous la pression de ceux qui vont perdre.

L’or, l’argent, le cuivre, zinc et  suintants perdront leur éclat reluisant et attrayant et demeureront simples métaux de décoration.

Les mouvements sociaux de citoyens-nes résistants-es se propagent, à Washington, à Montréal, au Yémen, en Égypte, en Angleterre comme des contre-virus sociaux. Bonne santé !

D’abord, en passant par la rue McGill College, le 24 septembre initié par deux citoyen-ne, puis le 8 octobre à la place des drapeaux au stade olympique, et ça se poursuit le 15 octobre. C’est l’initiative du ’22 septembre’.

Les étudiants en grève depuis le 16 fév. 2012

Mais le sous-sol gronde, les citoyen-nes jeunes et vieux se rendent bien compte que l’économie moderne gruge leur quotidien. L’élastique est tiré, les joueurs ne veulent plus jouer, ni se situer entre le loup et le choux. Les indigné-es se lèvent et prennent la place publique, celle qui leur revient finalement. Mais les négociations  ne sont pas faciles avec tous les roitelets de la ville, et en fin de novembre, les tentes des idigné-es, devenues symboliques par leurs apparats doivent être démontées. Mais rien n’est perdu, le centre névralgique se déplacera dans les quartiers de décembre à février. Et puis, une autre traînée de poudre prend feu lorsque le gouvernement annonce dans son budget 2012-2013 une forte hausse des droits de scolarité ! Là, la fumée sera dense ! Un beau printemps érable !