On assume souvent que l’ordre des choses est établi. Qu’une fois bien réglé, et de plus quand on y participe pleinement, cet ordre sera repéré, observé, et éventuellement transmis. Peut-être, car c’est de la sorte que fonctionnent les hommes dans un monde en continuelle mutation. Ces mutations sont parfois microscopiques, elles émergent dans les espaces non-règlementés, tels les mouvements sociaux qui auront diverses influences, comme les ondes provoquées par une goutte d’eau dans la flaque.
La mondialisation a ses effets très réels sur les êtres humains: resserrement et/ou laxisme de nouvelles règles économiques et commerciales, règles de comportement et d’attitude en public ensuite, règles institutant de nouvelles idéologies de type morales et pseudo-éthiques dictant les bonnes postures. L’homme n’en est pas à une contradiction près.
Les grands maîtres ne sont pas ceux au grand charisme mais ceux aux grands pouvoirs pécuniers, et ils aiment les hauteurs. Ils siègent dans les tours d’ivoire de plusieurs étages où oeuvrent les sous-fiffres cléricaux.
Mais les temps changent. Le balancier de la finance est en déséquilibre et se promène de droite à gauche selon les pierres ajoutées dans les coupoles de cuivre. Tous regardent l’opération des budgets établis par la hiérarchie élitiste, et se regroupent selon des valeurs qu’ils ne convient pas d’oublier (ou de se rappeler). Les sociétés se transforment au fur et à mesure des mouvements qui la traversent, des cris populaires ou des conflits politiques, ici au Québec, et ailleurs, en Tunisie, en Égypte, en Équateur. L’ordre établi ne l’est plus.-
