Archives Mensuelles: novembre 2014

Ça bouge, au nom de la Planète !

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Les Québécois-es ne sont pas frileux !

Quand l’on constate le mouvement de balancier de gauche à droite, il convient de prendre la base par le cou, et le haut par la gorge pour exprimer haut et fort, en criant ou en chantant que les citoyens-nes ont déjà payé un large prix pour une vie plus sereine. La dynamique sociale évolue au rythme des crises économiques, dont certains font peser le poids sur le dos des ânes, que nous ne sommes pas !

En décembre 2009, lors de la visite de l’ONU à Montréal sur les changements climatiques et la suite du protocole de Kyoto à déterminer, le gouvernement canadien à déclarer forfait. Depuis, le sommet de Copenhague s’est avéré décevant, et les industries minières, pétrolières et gazières continuent dans un discours alarmistes sur nos besoins futurs. Le gain et le capital sont décidément des parasites collés aux hommes. Nous devrons bientôt appeler l’exterminateur.

Assemblée de l'ONU sur le climat. Montréal, Déc.2009.

Assemblée de l’ONU sur le climat. Montréal, Déc.2009.

Il y a eu aussi le sommet de l’ONU sur la nouvelle économie verte, en juin 2012 à Rio (Brésil), où les chefs d’état étaient présents pour discuter de l’avenir des nouvelles formes d’économie mondiale. Nous étions là aussi, au sommet des peuples de Rio, pour cultiver un autre genre de racines: celles dont les semences ne sont pas modifiées et qui font partie du patrimoine alimentaire des peuples. Et que nous devons protéger des industries multinationales de l’agro-business.

En 2010, les Boliviens se sont mobilisés contre la privatisation de l’eau, réalisée par l’État et remise en cause par des manifestations monstre des syndicats, des paysans-nes et des institutions locales; le gouvernement a du faire arrière. L’eau était devenu un enjeu de survie et un enjeu symbolique sur l’accaparement des terres et la dépossession des habitants (D. McNally, 2010).

Ici, au Québec, les citoyens-nes sont de plus en plus sensibles à la question de l’eau, des rivières, du fleuve St-Laurent, et des tentatives pour marchandiser cet élément de vie. Le 22 avril 2012, à Montréal, plus de 250,000 personnes ont marché pour le Jour de la Terre, partant de la Place des Arts vers la face est du Mont-Royal, arborant une main gigantesque en guise de  »stop » aux méfaits causés à la planète.

En octobre 2014, ce sont les journées bleu Terre, animées par la fondation David Suzuki, qui génèrent un regain d’énergie pour la planète au parc Maisonneuve avec plus de 3,000 personnes qui ont chanté avec les artistes québécois-es sous un soleil radieux. (http://www.davidsuzuki.org/fr/medias/communiques-de-presse/2014/07/la-tournee-bleu-terre-david-suzuki-annonce-une-tournee-nationale-en-automne-2014/).

En novembre, c’est au tour de la mobilisation contre la pétrolière Trans Canada (et Energie Est) de prendre place au centre-ville, à la Place Normand Bethune, point de départ des 2,000 marcheuses et marcheurs vers l’est. Cette compagnie qui vient de voir une fuite d’un document sur sa stratégie de communication mis à mal par les citoyens-citoyennes qui viennent de réaliser tout le potentiel d’une grande compagnie qui veut arriver à ses fins…financières (http://www.rcinet.ca/fr/2014/11/20/serie-noire-pour-transcanada-coulee-par-une-fuite-et-plombee-par-un-vote/).

Nous sommes toujours en novembre et bien que le temps froid s’annonce, d’autres fantômes surgissent des années précédentes, comme la relance du Plan Nord, et d’autres idées se conjuguant à une nouvelle ère appelée  »Austérité » vont venir hanter nos esprits, mais ne calmeront pas nos ardeurs.

Non, nous ne sommes pas frileux !