Des chandelles pour le printemps

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Nous sommes en avril, le 5 pour être plus précis. La pluie froide nous innonde et bientôt, elle gèlera sur tous les paysages.

Le soir, le courant tombe sur tout le territoire du Québec; en fin de journée, nous serons plus de 1,2 million de foyers dans le noir. C’est à la fois beau et dramatique.

Nous sommes dans une société développée, mais dame Nature n’a que faire de nos prétentions à vouloir tout prévoir; nous apprenons à vivre sans courant et sans technologies, dans une sorte d’inconfort à redécouvrir.

Après trois jours, nous avions l’électricité surtout à Montréal, à 50%; en région c’était plus autour de 25-30%. Les représentants officiles nous prédisaient tous les jours ‘des jours meilleurs très bientôt’. Les gens sont impatients et ils en demandent toujours davantage; on peut comprendre cela, sauf qu’il n’y aura pas de miracles.

La pluie recouvre tout, tout tout autour, de 8 à 15 cm de glace, les arbres craquent, des branches tombent, sur les trottoirs, les autos, les bordures de toitures, coupant les fils électriques et ceux qui transmettent l’internet. Les 3 premiers soirs, des pâtés de maison dans l’obscurité, des feux de circulatuion éteints, des immeubles qui deviennent invisibles, nous revenons à l’ère du feu.

Il ne fait pas si froid, nous sommes en avril après tout, mais c’est humide, chez moi et chez tous. le vendredi, 2 jours plus tard, le soleil a tout fait fondre, plus de glace, et là nous voyons les nombreux dégâts, à ramasser dans les semaines à venir.

Nous nous rappellerons: les chandelles, les douillettes, certains feux de bois, des incidents dûs au gaz, deux décès. Mais rien de comparable avec les pannes de janvier 1998; l’Évènement avait duré 25-30 jours !

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