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Drôles d’odeurs pour un ado

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PAPIER PHOTO-LA PAGE BLANCHE

Voilà comment c’est aujourd’hui: un papier, blanc, à photo…

    On pourrait y imprimer une série de noirs,

    sur une surface glacée, lustrée, mat ou semi,

    comme il y a 40 ans. Je suis papier.

    On me mettra dans le 1er bain, avec des cristaux liquides.

    Ils feront apparaître les noirs et les teintes de gris,

    sous le tic-tac des grandes aiguilles blanches sur cadrant noir.

    Je suis dans le noir et il faut me prendre avec des pincettes,

    sous la petite ampoule rouge, près de la tour à lentille.

    Je suis papier blanc, de grande qualité : AGFA, mon préféré.

    Et vous êtes l’image, ou dans l’image, c’est selon le paysage

    que j’aurai regardé, et vu, que le photographe choisira.

    Je passerai ensuite au bac de lavage, rapidement, pas question de traîner 

    trop longtemps ici; on va devoir me fixer dans le 3ème bain,

    sans plage de sable ni palmier, seule la petite lanterne rouge.

    Je suis étendu pour quelques minutes, avant de passer à la douche

    pour enlever tous ces cristaux qui ont piqué mon épiderme.

    L’image révèle alors ma mémoire récente, du fond des yeux, de ce qui m’aura attiré,

    celle-ci est unique, ses noirs sont denses, ses gris nuancent les formes,

    elles indiquent les silhouettes de pierres, de ciment, de bois, de feuillages 

    et des vivants inclus, c,est la profondeur.

    Une fois le bain de lavage terminé, me voilà figé, pour 25 ou 50 ans.

    Bien sûr par la suite, on peut me manipuler, me flanquer au bain sépia;

    ah ! j’adore cette teinte -terre de sienne-ocre foncée- qui donne le ton 

    du vieillot, de l’antique, d’une autre époque,comme celle du grand-père photographe.

    Je me rappelle ces captures d’antan, d’Henri Cartier-Bresson, d’Antoine Désilet, de Doisneau qui me fascinaient dans les revues de France, des Etats-Unis, du Canada, elles éclairaient ma passion. Que de sous dépensés et de dettes cumulées.

    L’oeil vif des lentilles fera aussi apparaître des effets imprévus que ma rétine n’a pas vu. Les minutes s’écoulent, l’horloge le dit, je serai sorti du bain de lavage.

    Maintenant pour passer au sec, on me colle au mur et l’on passe le petit rouleau pour enlever le surplus d’eau. Dans 12 heures, l’image sera prête, quel plaisir. L’image naît au monde.

    Tout se s’arrête pas là : on pourra plus tard me passer aux retouches, avec un toner #1, #2 ou #3, pour corriger, avec un pinceau miniature et sous une loupe, car les poussières qui s’infiltrent malheureusement partout, 

    surtout quand on joue dans le sable et à l’air libre. 

    Ma mémoire revient sous forme de flash : je revois le grand-père Charles B. dans son immense et sombre chambre noire, cigarette au bec, des sans-filtre.

    J’étais petit, et mon nez arrivait à peine à hauteur de la table des bassins de traitement, pas de ventilation dans ce vieil appart de la rue Queen Nord à Sherbrooke. Il avait son studio de prise de vue à même le logement. Il est décédé au moment où mon nez avait dépassé la hauteur de la table aux bassins et se frottait aux odeurs fortes qui s’en dégageaient. Sa mémoire est imprimée dans la mienne et celle de notre famille.

    Aujourd’hui, les gadgets de geeks traitent les images en formule binaire 0-1, transforment des yeux éclatants en regard boursouflé, ou un poisson rouge en hippopotame, des images faussement éclatantes… rien à voir ! Je n’aime pas trop.

    Le travail de la chimie dans la caverne sombre fait un travail beaucoup plus précis, sur les images qui figent le temps par magie et qui font les histoires de vie.

    Voilà, ma page-papier est décorée ! 

    Un adieu à l’an deux mille vingt-deux-reprise

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    Un hiver, comme on l’aime ! Une année prend fin

    Des rafales à l’horizontal

    Une pluie froide qui dégèle tout au passage

    Des flocons gros de diamants qui scintillent sous les lampadaires

    Un danseur qui swing au son de « Singing in the rain… »

    Les chaumières à peine éclairée d’étincelles miniatures et colorées

    Où parfois, il y a une crèche sous un toit de chaume et de brindilles

    Comme au loin, dans un désert bleu sombre

    où les chameaux vont, éclairés d’une brillante étoile;

    C’est la légende qui dure: la Naissance ou renaissance

    comme on aime à le dire, et à le croire.

    Qu’aurai-je fait en cette année chargée?

    parfois, l’impression est celle du devoir acompli,

    quelques fois avec ses manques, ses vides, jamais comblés.

    Il y aura eu des marches manifestives, une corvée de nettoyage,

    des soirées de festival au grand air, des excursions amicales, des festins nourriciers,

    des câlins appréciés, des sourires en coin et clins d’oeil sympas,

    des extases devant la nature, toujours en changement, du printemps pluvieux

    à cet hiver qui commence de la même façon.

    Il y aura eu des moments plus douloureux, des souvenirs d’amis devenus des fantômes de l’au-delà,

    de parents dont l’image parfois devient floue, ou de peuples victimes de despotisme militaire.

    Il y aura eu des fêtes populaires, et des retrouvailles de vieux potes en grande foule,

    pour les grandes occasions de l’année: le climat, l’enviornnement, les élections au Québec,

    la COP 27 et la COP15, quand des milliers font que l’on n’est plus seul.

    Il y aura eu les tourments extérieurs, comment ne pas en être sensible,

    comment ne pas avoir envie, parfois, de pleurer doucemen,

    lorsque le monde bascule dans l’obscurité;

    quand les victimes se comptent par dizaines ou par millions, selon les lieux et les contextes;

    Comme si la planète devenait trop petite pour notre grand nombre.

    Les dernières années ont forcé la réflexion sur notre « relation au monde »,

    comme dit l’ami Boukar Diouf; même si l’on déteste ça.

    Il semble normal que l’on puisse être en joie et en tristesse, dans le même temps.

    Cela dépend de ce que l’on regarde, de ce que l’on sent, et de ce que l’on entend,

    telle image, telle musique, tel syncronie ou dysfonction, selon l’harmonie du moment.

    Cela explique mes humeurs, tantôt maussades, tantôt créatives, dans ce mélange inhabituel.

    Entre la disparition des monarques et des grenouilles faux-grillon, celle des caribous et des ours polaires,

    Faudra-t-il vraiment aller vivre sur la Lune, austère, aride et sans faune ni flore !

    J’aime mieux rêver d’un étang tranquille, oû les roseaux cotoient le chène, les herbes hautes,

    les fleurs mauves et les patineuses.

    C’est sans doute le temps de laisser les veilles rancoeurs fuir au loin,

    comme les tristesses insolubles, figées dans des rides sur les joues.

    Le coeur n’a pas la discipline de l’esprit,

    il sautille et vibre aux sons du jour ou selon l’image devant.

    Au son des autres aussi, les absents comme les présents, les proches et les lointains,

    c’est là que je vois les montagnes, foncées devant, plus claires derrière,

    car il y a un soleil couchant, jaune orangé, un peu brumeux sous les nuages.

    L’année nouvelle débute, c’est parti. (HCB, 3/01/22).

    La marmotte frileuse, en 3 actes.

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    Une vieille marmotte fait le printemps !

    Tout le monde la connaît, on l’attend régulièrement, de façon constante, le 2 février, pour ses prédictions, à demi vraies, à demi fausses. On est bien heureux de savoir sur quelle patte elle danse. J’avais débuté son histoire vers la mi-janvier, dans un moment fort de tempête et je rêvais de soleil. Je l’avais trouvée mal en point, car à peine sortie de son terrier, elle s’était collé le museau sur un poteau de métal; elle était donc à demi sortie du sol, et à demi dans son terrier. J’étais aussi occupé à autre chose, de sorte qu’elle a pâti un peu de mon abandon. Ce récit s’étale du 7 janvier au 3 février, date du deuil de sa prestation.

     

    « La marmotte frileuse », Acte III, scène 4.-Je sais, j’ai mis tout un temps avant de revenir sur sa situation déplorable. J’étais un peu occupé à faire des recherches sur ses origines et surtout, sur sa longévité, car Phil a la couène dure. Il semble que la validité de ses prédictions soit autour de 37%, ce qui nous fera une belle jambe ! Sur le site de la ‘marmotte’ (oui, elle a un site web  ), on dit qu’elle ne vieillit pas, mais à la vue de son pelage, j’ai comme un doute. Bref, comme je le disais la dernière fois (il y a environ 8 jours), j’ai su que de bons samaritains sont passés en Pennsylvanie, ils faisaient de l’exploration pour de futures forages de gaz de schiste quand ils ont aperçu un demi corps de fourrure à la surface d’un terrier, et un museau, à peine collé sur un poteau de métal, en l’occurrence : un poteau indiquant ‘le Sud’ pour les voyageurs égarés aux Etats-unis. Bon, on peut se demander qu’est-ce qu’on irait faire en Pennsylvanie (?) mais faut croire qu’on peut s’y perdre (!). Bref…comme tout bon explorateur de territoires encore inexploités (sic), ils avaient une torche (au gaz) et s’en sont servis pour chauffer délicatement le poteau par le haut. La marmotte sentait bien cette douce chaleur qui allait peut-être lui permettre de prendre congé de sa fâcheuse posture. Et effectivement, après quelques minutes de réchauffement, elle put libérer son nez…quel soulagement ! Maintenant qu’elle peut retourner dans sa tanière, elle doit reprendre du poil de la bête pour -sa descendance d’abord, -puis, pour se préparer pour le 2 février, sa grande sortie publique et ainsi faire peau neuve (si l’on peut dire…). L’acte 2 se termine ici, et je sens que j’aurais pleins de surprises à vous conter dans 6 jours sur entre autres: les croyances populaires, les nôtres, les vôtres, celles des marmottes (qui seront brèves je pense), une fois la sacrée tempête de neige (qui s’annonce, grrrrrrrrrrrrrr) terminée. Le temps passe, le temps se réchauffe, sauf aujourd’hui (sic) et peut-être que Phil et ses amis seront un jour sur la liste, toujours plus grande, des petites bêtes en voie de disparition. Pour nous, attentifs au jour de la marmotte, ce sera vraiment triste. J’adore les marmottes 

    ——————————————————–(27/01/19)

    Acte 3, scène 1.-J’aurais du changer mon titre et l’appeler ‘la marmotte enragée’, elle est un peu frustrée depuis quelques mois. On a de grandes attentes face à elle. Et elle vient à peine de revenir dans son terrier. A priori, elle n’est engagée à rien, sinon de faire signe une fois l’an, quand bon lui chante. Mais avec les années et quelques bouleversements dans la nature, son désir s’est transformé en besoin. « Que va-t-il se passer! se demande-t-elle, « quand je ne pourrai plus creuser mon trou à ma guise… ». Cela peut sembler égoïste, mais il n’en n’est rien. Elle a constaté que le sol où elle creuse devient plus sec et de temps en temps, elle tombe sur cette poudre noircie, qui sent le souffre et que quelqu’un, quelque part, va venir chercher : le charbon. Elle voit des mineurs partout qui cherchent, comme des fouines, la richesse des sols. Pas si folle la bête ! Elle doit donc, comme beaucoup d’autres ami.es, chercher toujours plus loin, plus creux, pour protéger sa peau et celle de sa famille. Pas étonnant que son poil ait vieilli, ses yeux aussi. Elle ira donc raviver ses muscles endoloris, son dos courbé, pour mieux nous en faire voir en février. Son rythme sera fait de siestes mexicaines, de repas moins viandeux, moins laitiers aussi…à cause de son voisin: le Canada (sic) et aussi à cause de ses bébés, devenus …vegan. On ne sait pas où ils ont pris ça, mais tout bon parent sait qu’il aura à s’adapter aux nouveaux menus des bistros du coin; elle fera sans doute un peu de yoga-yogi pour replacer ses esprits qui en ont pris pour leur rhume dans les 10 derniers jours, avec un pansement sur le museau. Bon, ça l’empêche de sentir l’air un peu, mais au moins, elle ne va pas s’enrhumer (!). Son petit côté ‘ours’ va la mener directement sous la douillette, pour quelques jours au moins.

    Acte 3, scène 2.-‘La marmotte récupère’- Elle se sent mieux, le vent passe et le soleil sort; les jours rallongent. En Pennsylvanie, les temps sont plus doux. Ça valait la peine de trouver cette affiche indiquant le Sud près de son terrier. Près de chez elle, elle a trouvé quelques haricots et quelques vieux maïs en rade, des pommes de terre aussi; ce n’est pas très vegan, mais ça fera l’affaire d’ici au printemps. A plusieurs mètres de l’endroit où a eu lieu sa mésaventure, elle voit poindre quelques camions et des hommes installent déjà les antennes et les caméras sur de gros trépieds. Ça annonce un grand événement, « peut-être un tremblement de terre » se dit-elle. Ou bien la venue d’un grand homme venu pour l’admirer et lui dire qu’on compte sur elle pour nous dire l’avenir…Les hommes (désolé de ne pas féminiser!) ont tant besoin d’être rassurés.

    Acte 3, scène 3.-‘La marmotte réfléchit’.- Son rythme de récupération va bien. Le dernier rendez-vous médical l’a rassurée: mis à part un peu de stress, elle va mieux. Mais elle réfléchit…Depuis les déboires de sa sortie précoce ce mois-ci, elle se demande pourquoi une telle obligation (?), ‘pourquoi faire plaisir à tout ce monde qui se fout un peu de l’avenir’ pense-t-elle. Elle, qui souffrait tant durant 6 jours, personne ne l’a vue (sic). Et en fait, les bons samaritains libérateurs n’étaient que de vulgaires prospecteurs à la recherche de terres riches, de mauvais gaz et de pierres brillantes. Elle qui ne demande qu’à faire revenir le soleil, pour le bonheur de tous. Car une marmotte, comme d’autres bestioles de son groupe ne cherche que le bonheur d’autrui; c’est bizarre un peu mais la Nature fait bien les choses quand même…Ses origines ne lui permettent toutefois pas de penser plus loin; la survie de ses petits et de son environnement lui suffisent amplement. Aussi, il faudra sans doute trouver un autre terrier, un peu à l’abri de ces maniaques de richesses, dans les montagnes, près des cimes. Ça arrive parfois qu’une marmotte se prenne pour un oiseau, comme pour nous d’ailleurs (sic). Mais d’ici, elle se préparera pour la grande sortie, le spectacle que tout le monde attend; donc, aller chez le coiffeur (pour animaux!), teindre le pelage, faire un autre lifting, consolider les supports du terrier, faire les achats bio pour 3-4 jours…(oui, les médias sont exigeants face à ce phénomène !), nettoyer la cuisine en vue de festoyer (selon ses prédictions et les ovations publiques), bref, il ne reste que peu de temps. En mai, une fois le soleil bien haut, elle choisira peut-être la route du Sud, suivant les indications qu’un cow-boy a laissées. Elle sent bien que la Pennsylvanie change de climat; elle s’interroge sur sa copine au Canada : est-elle dans le même pétrin, pense-t-elle. Mais le climat n’est pas sa seule préoccupation. Elle n’aime pas tellement le nouveau dirigeant de son territoire, l’homme au toupet jaune (bon, elle a droit à une opinion malgré tout…); lui qui a permis de nouvelles explorations minières et gazières sur tout le territoire, lui qui veut mettre des murs partout, de sa cours à la frontière; ce n’est pas très sympa pour les animaux nomades, qui devront s’équiper d’un sac à dos bourré de paperasses, juste pour aller saluer ses copains. Heureusement qu’elle ne fait pas de politique :-)…

    La marmotte est aussi très tenace, comme tous les animaux de classe, elle a une bonne posture et un caractère de chien, ce qui décuple sa capacité de survie (euhhhh…). De plus, elle est démocrate, même si elle n’y croit pas pantoute ! Elle se dit que peut-être, avec une marmotte comme présidente, son sort serait mieux (les marmottes rêvent comme les éléphants, un jour à la fois !). On a beau dire, même les plus petites bêtes nous en font vivre…

    Acte 3, scène 4.-‘La marmotte fige la veille de l’avant-veille’.-

    (6 mars).-« La marmotte frileuse », acte 3, scène 2.- On va y arriver, bientôt, on ne parlera plus d’elle quand il fera chaud à crever, sauf si on voudrait la maudire (!). Depuis le 3 février, date mémorable du calendrier des agriculteurs, elle est bien occupée tout de même. Entre les léchages de poil -sa toilette quotidienne- et la bouffe aux petits, elle, la chanceuse, a reçu la visite des cablo-distributeurs (euh….) et la voilà ‘branchée’ ! ou connectée si on veut, ‘in’ c’est encore mieux !! ça prend quand même un temps fou pour suivre l’actualité: celle de son pays en pleine tourmente morale et psycho-sociale de son gouvernement (je parle de ‘Phil’ aux E.U. !), celle du pays ami -le Canada- qui n’en finit pas de rougir devant les caméras, et les pages des chums sur FB qui sortent de leur torpeur hivernale. Alors, vous comprendrez que depuis un certain temps, les migraines sont récurrentes. Heureusement, dans le monde souterrains des bêtes-de-sol, la politique n’existe pas. Seul les plus forts survivent et s’occupent de leurs business…les autres font comme les cigales (sic).|| Quand même…les migraines sont douloureuses pour tout le monde, incluant surtout le monde animal. Dans les corridors de son terrier, il y a des fils partout: pour le téléphone, dont elle ne sert pas. Pour le modem et le router de la télé, et, pour le tissu social du net, dont elle acquiert le savoir-être. Tout un défi pour son cerveau qui rapetisse, avec l’âge (!).

    Mais bon, le printemps ne peut pas ne pas arriver, sinon, ce serait contre-nature, comme on dit chez les environnementalistes de l’éco-système endogène dans lequel nous vivons ! Avec l’âge et selon son humeur du jour, la marmotte regarde autour d’elle et elle trouve que le monde est bien affairé. On ne sait pas trop ce qu’elle veut dire par là, mais ça semble pas simple du tout ! peut-être que l’envie d’aller ‘voir ailleurs si j’y suis’ est plus fort que l’envie de faire du ménage (euh…?!). Ça doit être ça un ‘changement climatique’…(pour le peu qu’elle en sait).
    C’est probablement le temps de prendre sa pilule avant de sombrer dans un délire…qui pourrait s’éterniser. Mais comme elle n’est pas très friande pour renouveler son ordonnance (dont on lui charge 3 fois le prix (!), elle envisage plutôt une vacance…

    Acte III, scène 5.- Il est tard, la Marmotte frileuse attend encore le printemps, plus de 7 semaines après s’être gelé le museau à l’extérieur de sa tanière. Depuis qu’elle a été branché sur le net, et que des fils traînent partout dans son chez-soi, elle passe quand même du bon temps en lisant les nouvelles, qui changent de jour en jour, ce qui n’est pas de tout repos…Aujourd’hui, 27 mars, elle est plutôt réflexive, donc voici ce que ça donne (quand on a un hamster qui ne dort pas…).

    • le 22 mars c’était la journée de l’eau, mais c’est pas encore la mer à boire.
    • bien sûr qu’il faut se presser, mais à petits pas

    Chez elle, le ménage est en cours; c’est de bon aloi que de faire son ménage de printemps. Et son tunnel devient de plus en plus petit car elle souffre du syndrome de ‘l’entassement’ (je vous épargne les détails…). Trier et ranger ne se font pas sans heurts dans son amour propre pour les vieilleries qui sont emplies de souvenirs. Un jour, se dit-elle, faudra mettre tout ça par écrit, pour les générations futures (s’il y en a…) ou bien, pour le cas où elle est sélectionnée pour aller faire un tour sur la Lune, comme les humains le souhaitent, à nouveau (ce n’est pas moi qui le dit).

    L’eau coule et remplit les rivières à ras bord, la marmotte frileuse, craignant les débordements canadiens (sic!) est à préparer des sacs de sable pour entourer son trou d’entrée de 1 mètre carré; c’est sûr qu’avec seulement deux pattes, ça va lui prendre encore quelques jours. (à suivre…)

    L’année 2017 tire à sa fin, rappel.

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    L’année 2017 tire à sa fin !

    Transitions, changements et bouleversements; telle était l’entrée dans la nouvelle année 2017. Des élections étranges et incompréhensibles aux États-Unis, des changements politiques en Afrique, et bientôt en Amérique du Sud, en Allemagne, en Italie, après l’Espagne, l’Argentine, le Brésil, où les droites emportent des victoires néolibérales.

    Dès janvier, de nouvelles attaques, criminelles ou terroristes, dont celle du centre culturel de Québec où un jeune de 27 ans tuent 6 personnes et en blessent une dizaine à la fin de la prière; une vigile à Québec et à Montréal le 30 au soir, car nous n’y comprenons rien…Dehors, le temps s’est arrêté, froid et rugueux…et la neige fige sur les arbres qui craquent. Le temps s’écoule.
    En mai, le temps est revenu en douceur,  les sourires reviennent aussi; le cœur est toujours plus joyeux à cette période du renouveau de la flore, malgré les humeurs de ce temps qui semble en pleine mutation et les désastres causés à plusieurs endroits de la planète, dans les villes qui sont devenues fragiles, dans les zones de biodiversité, dans les lagunes, près des îles inondables où les peuples craignent.  Je vais stopper un peu les nouvelles, souvent mauvaises, pour préparer une vacance dont la date approche.
    Le périple était attendu ! je n’avais pas quitté le continent depuis plusieurs années et donc… 14 jours en Espagne et en France:  des images fabuleuses, une exploration guidée par un ami,  des discussions pointues avec des français parfois exaspérés à Paris. Après 4 vols en avion et un trajet de bus sur plus de 2,000 kms dans les terres espagnoles du nord et françaises par la suite, de très belles retrouvailles de cousins-es français-e-s dans le sud de la France…Bref, cela a porté fruit dans mes lointains bons souvenirs d’il y a 40 ans ! La mémoire est une belle faculté, qui rappelle.
    A mon retour, je me remets au travail pour une exposition au café de DA dans mon quartier, et ce fut bien de m’énerver un peu avec pinceaux-couleurs et photos ! c’était plutôt heureux bien qu’elle couvrait un peu trop de sujets; c’est souvent comme ça pour moi, je devrai y travailler…
    Ici, Montréal a bougé toute l’année pour son 375è anniversaire. Le Canada aussi, pour son 150è anniversaire. Les pays ont leur histoire, même oblitérée… Elles ne font pas toutes l’unanimité, surtout celle du Canada où les oublis et occultations sont nombreuses…nous sommes ensemble, mais chacun avec son individualité ! Les quartiers se sont animés partout, -de théâtre, de cinéma sous les étoiles, de marches avec contes et légendes, de projection holographiques sur grandes murales, de peinture en direct, et autres formes artistiques, pour le plaisir des yeux et des talents locaux! Un boum de talents et du goût de ‘vivre soi’ (sic); j’ai aimé la balade artistique de la paix, rue Sherbrooke, exposant Art, humanité et regards sur le monde. Plus tard, nous soulignerons la perte de l’artiste chanteur Leonard Cohen qui nous laisse de si belles sonorités !
    Mais ce n’est pas la fête partout: dans d’autres contrées du monde, des bombes éclatent: Manchester en mai, Kaboul en juin, des hommes agressent d’autres hommes, des femmes et des enfants…On dirait un brin de folie qui ne se contient plus et que j’ai peine à comprendre. Les hommes prennent une drôle de tournure…comme de vieux singes en voie de disparition…
    Au moins d’août, la problématique, pas si nouvelle, mais plus intense cette fois, de l’immigration forcée nous venant des États-Unis alimente bien des craintes, des peurs qui deviennent parfois phobiques, mais dont l’issue est encore incertaine; les hommes redeviennent-ils tribaux ? c’est-à-dire qu’ils ne cherchent que leurs semblables du clan….retour vers un futur antérieur (sic).

    Le jardin d'époque des Correspondances, août 2017.

    Aux Correspondances d’Eastman, 2017

    Heureusement, mon envie de nature s’est transformée en désir littéraire et je suis parti à la découverte des Correspondances d’Eastman, dans la dite ville, aménagée pour 4 jours en ‘environnement de mots, de sons et de figures littéraires’. Un bonheur pour les sens et pour l’âme !
    Sur le plan politique, c’est sans aucun doute le référendum de la Catalogne (le 1er octobre) qui a attiré notre curiosité (de Québécois !). On se demande bien ce qu’il va se passer maintenant, alors que le vote est sorti à 42% de la population avec un score de 90% pour l’indépendance ? Certains ont noté que malgré cette démarche, seul l’acceptation des autres pays compterait pour la reconnaissance d’un nouveau pays…ce qu’il ne s’est pas passé ! l’histoire se poursuivra donc jusqu’au 21 décembre…(et après). Ici, nous aimons bien raviver la fibre de l’indépendance,  comme pour combler un petit vide laissé dans de drôles de circonstances autant en mai’80 qu’en octobre’95. On pourra toujours se rabattre sur les élections municipales de Montréal en novembre, où nos vœux anciens trouveront sans doute un écho favorable quoique seules deux grandes équipes se font concurrence; c’est peu de choses pour une vraie démocratie, mais on pourra se consoler de voir une nouvelle figure à la télé, avec de nouvelles idées !

    Le jardin Bigelow. Georgeville.

    Le jardin Bigelow.

    Le printemps…qui s’est fait attendre, est arrivé vers le 20 avril…je m’en souviens, il est passé entre le chaud et le froid, par un beau jour de mai ! A Paris, ils ont bien eu une petite canicule après notre retour de voyage le 4 juin pendant que nous, nous espérions l’été… qui est finalement arrivé lui aussi, et là,  mon fort besoin de nature a motivé mes déplacements vers les espaces verts dont je m’ennuie à cette période de l’année. Ainsi, les promenades dans ma région natale: Magog, Knowlton, Bromont, le mont Orford, le mon Bellevue à Sherbrooke, le chalet de Georgeville; l’air doux de l’eau et de la forêt m’est toujours bon et me reconnecte avec un essentiel…un peu perdu dans la mouvance urbaine de la grande cité !

    Puis, l’automne, tant annoncé, est tombé plus tardivement, avec ses chutes de températures de temps en temps et ses remontées extrêmes, pour nous rappeler les excès que nous faisons (sic). Mais heureusement, pas aussi fortes qu’aux États-Unis et dans les Caraïbes, balayés depuis juillet par de multiples coups de vent désastreux et destructeurs. Là, une grande pluie chaude en couleurs, sur fond de jaunes et d’orangers, de vert-pâle à vert-brunâtre, de vents doux. Une campagne comme je les aime ! à savourer, une heure à la fois…et pour (mieux me préparer…à) marcher au rythme qui grondera cet automne pour d’autres campagnes, telle « Une salaire décent à $15 l’heure » ! Et de fait, il y en a eu plusieurs, comme pour indiquer un momentum-clé de mobilisation populaire avant le prochain budget provincial, prévu en mars. Car on ne sait pas ce que nous réserve ‘la post-austérité’ ?

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    Goûtelettes sur l’horizon (automne 2017)

    Puis, puis… c’est l’hiver qui se prépare. Au début de décembre, ce sont lectures et cours de peinture qui m’occupent.  Écrits sur la rencontre de la COP23 sur le climat, tenue à Bonn du 3 au 7 novembre. Nous perdons un temps précieux, comme humanité ! C’est dommage que nous en soyons au même point qu’en 2014-15, c’est à dire que nos cibles de réduction ne seront pas atteintes…pourquoi? Eh bien, probablement parce que les efforts ne sont pas tous faits, individuellement et collectivement ! On achète, on consomme, on rachète, on re-consomme…bref, les riches de ce monde ne savent plus s’arrêter! Probable que les investissements enrichissent davantage les poubelles de l’Orient !
    LU: Intérêt philosophique : un numéro spécial de Philosophie sur le Tibet – le Karmapa, le successeur du Dalai Lama, en exil en Inde depuis ses 15 ans. Intérêt politique: Hilary Clinton, (éd. 2016) sur sa vie, par un reporter écrivain: une femme forte somme toute, et c’est l’Amérique qui est en défaut dans les dédales du pouvoir. Intérêt social: le livre de Parinoush Saniee : Le voile de Téhéran (2004). Un roman très bien écrit, avec une description de la vie d’une famille en Iran, à Téhéran, dans un contexte de bouleversements politiques des années ’70. Pas trop surprenant qu’il ait été censuré dans ce pays à sa parution. Fin décembre, je débute celui que je désirais le plus: Homo Sapiens, de Harari (2011); pour peu qu’il nous reste un peu de sapiens…
    AIMÉ: une conférence photo chez LL Lozeau sur la photographie en N&B; pour me réconcilier avec une vieille pratique. Le superbe film Demain (du 20/04 à TV5) sur les solutions pour un monde meilleur ! La balade de la Paix, durant les festivités du 375èMtl sur la rue Sherbrooke, où des magnifiques photos et sculptures illustrent les réalités contemporaines de la pollution mondiale, de la migration forcée, des cultures et des peuples à apprivoiser. Le spectacle des 20 ans de la Coalition Eau Secours NIPI, le 27 octobre au cabaret Latulippe, avec une dizaine d’artistes aux voix des diverses Nations qui composent les peuples sur le territoire, certaines racines se touchent sous la terre. Quelques mots d’Obama, dès le début de la nouvelle ère républicaine aux Etats-Unis, repérés en janvier 2017:
    « Ne craignez pas l’avenir mais restez vigilants, car la démocratie n’est jamais acquise.
    Ayez confiance et croyez non pas en moi en vous-mêmes.
    Vous êtes ici, et nous devons protéger les acquis des pères-fondateurs pour notre nation.
    Nous avons eu certains succès mais il reste du travail à faire pour continuer les mesures pour l’ensemble des citoyens américains.
    Entre vous, entre nous, regardons nous entre égaux et non entre races, avec les hommes et les femmes, les réfugiés, les immigrants, leurs enfants, qui ont fait notre pays« …………Un baume au cœur !
     
    VU: les films de gars: -Star Wars Rogue One, en attendant l’autre fabuleux ! ‘Surviving Canada’, un documentaire sur les peuples oubliés dans l’histoire présentée du Canada lors de ce 150è de la confédération. L’Arrivée, de Denis villeneuve. Ce talentueux réalisateur qui nous emporte dans le monde des contacts (extra-terrestres…) où le décryptage des langages sont importants pour toute bonne compréhension de communication. Une leçon pour les humanoïdes que nous sommes. ‘Le Théâtre de la vie’, (ONF, 2015) sur les grands chefs en Italie qui ont fondé une cafétéria de cuisine avec des surplus de l’exposition de Milan de l’été 2015 pour nourrir des personnes sans-abris et des réfugiés ! L’idée va maintenant se répandre !  la très bonne exposition du World Press Photo 2017 (au marché Bonsecours) qui, malgré son aspect assez ‘compétitif’, me remplit d’inspiration visuelle par ses moments figés qui deviennent des clés d’histoire; et puis, en décembre, la superbe exposition: Une brèche en toute chose-2017 de Leonard Cohen au MAC de Montréal où j’aurais pu y passer plus de deux heures…trop vite, et à revoir l’an prochain.
    En fait, les LU, AIMÉ et VU ont tous captés mes sens !
    Le livre d'or LE TEMPS (3/01/18)
    Il s’est arrêté, il est de ce désir inconscient de tout stopper, le temps d’une pause sans posts, sans écran, sans pinceaux, sans débats, le temps de passer outre à ce qui règle nos vies et nos petits bonheurs. Je l’arrête, pas comme je le veux, mais comme je le souhaite, pour respirer l’air frais qui s’écoule, les parfums de ma blonde, les humeurs de ma mère, les sourcillements de mes sœurs, l’air est bon. 2018 vient à peine de murmurer.

    Urgence verte ! Basta les fossiles !

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    Marche pour le climat, 29 novembre 2015, Terre.- Nous étions des milliers à Ottawa aujourd’hui. Dont plus de 50 autobus en partance du Québec pour joindre le grand rassemblement pour le climat. Des centaines de groupes environnementalistes, tels la Fondation David Suzuki, Équiterre, Greenpeace, Action Climat, 100%possibles.org, des centaines de bannières aux couleurs du jour -le vert- pour signaler aux élus de la COOP21 de Paris l’urgence d’agir. Marche de Paris (ICI).

    Les fossiles sous la terre !

    Les fossiles sous la terre !

    Du point de départ au lieu de la colline, nous croisons les citoyens-nes qui ont senti cette urgence au pas de l’hiver. (Images de 100possibles-ICI). A Paris, Tokyo, Sydney, Londres, Vancouver, New-York, Montréal, on dit que plus 570,000 personnes ont bravé nature et pluie dans plus de 1200 villes du monde. Ici, des bannières aux multiples couleurs égayaient le parcours, celles de Blue Planet, ATTAC Québec, OXFAM Québec, l’AQOCI, le RVHQ, le FSM2016, Développement & Paix, Unifor, la FTQ, le Conseil central de la CSN, Alternatives, des mouvements populaires : Coule Pas chez nous,  Alerte Pétrole Rive-sud et de nombreux autres, d’Ottawa et de Gatineau, dans ce rendez-vous sur la colline, face au Parlement fédéral, pour plus de 25,000 personnes

    L'arrivée sur la colline !

    L’arrivée sur la colline !

    Vers 2h30, nous avons eu un contact avec nos amis Français, sur Paris, qui pouvaient entendre nos cris de solidarité ! Et l’écho nous est revenu en direct.

    La planète est grande, mais le monde est petit, et dans cette grande foule de tous les âges, nous sommes unis pour un meilleur monde. Ces marches pacifiques expriment tout autant la joie des actions accomplies par chacun-e que les résistances affrontées en cours de route pour que le système change.

    Personne n’aime ressentir qu’il est minuit (-) moins 1 pour ses descendants ! Les invités de la COP 21 de l’ONU à Paris se rassemblent du 1er au 13 décembre en vue d’arriver à un accord (d’actions) pour corriger le tir de la pollution qui fait augmenter les gaz à effet de serre, ceux-là même qui affectent la couche d’ozone, l’atmosphère, et qui engendrent ces changements dans le climat et qui causent des désastres ICI-Coalition climat 21.

    A Paris toutefois, certains leaders politiques auront quand même de la difficulté à s’arrimer et à s’ajuster: Barack Obama le premier, qui a fait, lundi, une invective directe vers les climato-sceptiques américains; ils sont nombreux et ne semblent pas trop gênés de publiciser leurs bonnes paroles.  Mais c’est sans compter les yeux de millions de gens qui suivent cette rencontre, et heureusement ! car les décideurs ne l’auront pas facile sans la conscience aigüe des citoyens ! ICI-urgence !.